Escrime artistique : la renaissance


 
Le samedi 29 février aux Herbiers, au cœur de la Vendée, les Championnats de France d’escrime artistique, organisés par la Fédération française d’escrime, ont montré la vitalité de ce noble art, dont l’escrime moderne découle. Un festival de numéros dont certains furent vraiment spectaculaires et inspirés.

C’est Michel Carliez, maître d’armes et célèbre régleur de cascades au cinéma, qui coprésidait avec maître Michel Palvadeau, le jury des championnats de France d’escrime artistique (ci-dessus). Si tous les numéros n’étaient, on s’en doute,  pas d’égale qualité, des troupes et duos venus de toute la France ont prouvé la vitalitécet la passion qui animent les pratiquants  de cette escrime chorégraphiée où les pratiquants sont partenaires et signent des combats inspirés de l’escrime ancienne européenne. Certaines compagnies ont même fait montre d’une grande sens de l’imagination

Pour la renaissance de ces championnats, la FFE a annoncé,  par la voix de Thierry Le Prise, vice-président en charge du développement, que ces rencontres auraient lieu désormais « tous les ans ». Sa présidente Isabelle Lamour avait tenu à être de la journée pour marquer son attachement au développement d’une escrime qui joue aussi bien sur les styles médiévaux que l’Intemporel ou l’escrime  Renaissance et  Grand siècle.

Pour la première année, un prix Claude Carliez a été décerné toutes catégories confondues pour marquer l’excellente d’une prestation : c’est le numéro À fond de culotte (ci-contre), du trio de l’OCE Escrime artistique qui a remporté ce trophée,  après une courte délibération du jury, dont le vote fut unanime.

Retour en images animées sur la journée très festive et où l’esprit de compétition n’a pas empêché une vraie atmosphère de partage.

Enzo Lefort toujours en forme


Enzo Lefort
(Photo Eva Pavía)
Belle journée de compétition pour les fleurettistes français au Challenge International de Paris 2020 avec un Enzo Lefort toujours bien en piste

Champion du Monde de fleuret 2019, Enzo Lefort termine 3ème du Challenge International de Paris 2020 (CIP) après une journée où il fait montre de son sens tactique. Pour l’équipe de France masculine de fleuret, l’avenir est serein car elle est officiellement qualifiée pour les JO 2020 de Tokyo de l’été prochain, après sa victoire en Coupe du Monde par équipes. Mais, à titre individuel, chaque tireur doit  gagner sa place en solo dans l »équipe qui représentera la France à Tokyo.

C’est Enzo Lefort qui a marqué des points ce week-end en terminant 3ème du CIP,  prestigieuse étape de Coupe du Monde de circuit. Sur sa route vers le podium, le fleurettiste a éliminé plusieurs français : il a éliminé Paul-Antoine De Belval en 1/32ème, puis en 1/8ème Julien Mertine 15/3 et enfin Erwan Le Pechoux en 1/4 sur un score très serré :  15/14.

En demi-finale, Lefort a échoué face à  l’américain Nick Itkin (12/15) qui s’est imposé finalement et devient le nouveau gagnant du CIP.

Enzo Lefort face à  Nick Itkin
(Photo Eva Pavía )

Escrime du futur


Une nouvelle façon de s’entraîner à la parade et à la riposte ? En tout cas, meilleurs voeux pour 2020 qui vous trouvera, je l’espère, d’attaque !

Un duel de légende


Sorti en 1952, le Scaramouche, de George Sidney offre un duel de légende entre les deux personnages campés par Stewart Granger et Mel Ferrer. Retour en arrière.

« Quand le méchant est réussi, le film est réussi », aimait dire Hitchcock. Scaramouche en apporte la preuve tant le personnage campé par Mel Ferrer est parfait dans le rôle du marquis de Maynes. Le pitch ? Chargé de protéger Aline de Gravillac, le marquis de Maynes tue en duel un écrivain révolutionnaire, Marcus Brutus. André Moreau jure de venger la mort de son ami et, pour retrouver le marquis, prend la place de l’acteur qui joue Scaramouche dans une troupe ambulante. Il rencontre Aline, en tombe amoureux, mais se croyant le fils naturel du comte de Gravillac, repousse cet amour incestueux…

Si le film se moque un brin de la réalité historique – un noble ne se bat pas avec un roturier et Napoléon Bonaparte fait même une apparition dans l’histoire – l’opus reste mémorable pour sn duel final qui dure sept minutes et nécessita une semaine de tournage. Si Mel Ferrer est si crédible, c’est qu’il avait un don certain et a surtout mis en pratique sa formation de danseur reçue à Broadway.

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