Quand l’escrime artistique se livre


Un petit recueil, A la fin de l’envoi, je touche !  offre une synthèse sur l’escrime dite artistique.

A deux mains, le maître Raymond Hyvernaud et le docteur Maurice Gondian proposent dans A la fin de l’envoi, je touche ! (*), un fascicule publié en 2006 à Genève, les principes de base de l’escrime artistique bien pratiquée. Illustré de nombreuses photos pour éclaire termes et position, cet opus passe en revue les techniques de base de l’escrime artistique et de spectacle. Une manière simple de découvrir l’art des voltes, des couronnés et même de la flèche. En garde, donc et avec panache…

(*)Patrick Cramer Editeur. Contact :  pcramer@cramer.ch
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Escrime artistique : l’art de la répétition


Pour monter un bon combat d’escrime artistique, en solo comme en duo, il ne faut pas qu’une bonne musique. Mais répéter sec. Voilà les débuts d’une répétition sous la conduite de Maître Claude Carliez dans la salle du Cercle national des Armées, à Paris (8ème).


Préparation 1

Préparation 2

Suite au prochain numéro au gré des prises…

L’épée : tout un symbole


L’amateur d’escrime doit faire une pause au Musée de Cluny à Paris. Jusqu’au 26 septembre 2011, l’épée y est reine. Une visite qui nous plonge dans un temps lointain…

Ce fut l’outil emblématique du Moyen Age. On a tous en mémoire les derniers instants racontés par la chanson de geste de Roland à Roncevaux qui veut briser sa fidèle Durandal contre un rocher…  Un personnage qui fut souvent célébré à l’instar de Victor Hugo qui dans La Légende des siècles a ses vers mémorables pour célébrer la bravoure du héros. Ainsi quand il lutte avec Sire Olivier : « Le duel reprend. La mort plane, le sang ruisselle./ Durandal heurte et suit Closamont : l’étincelle/ Jaillit de toutes parts sous leurs coups répétés. »

  Arme de guerre, l’épée fut aussi longtemps symbole de pouvoir et de justice. Elle fut enfin un objet d’apparat. Autant de visages de l’épée que cette exposition nous offre. Présentée dans un espace-temps européen de dix siècles au musée de Cluny, l’épée devient, le temps de cette passionnante visite, un objet aux mille facettes. Dès le Moyen Age, elle est un puissant déclencheur pour l’imagination. Alors que les combats duraient au final assez -les organisateurs ont eu la bonne idée de raconter ses combats par des vidéos modernes et des démonstrations dans la cour du Musée- nombreux croient encore aujourd’hui qu’ils étaient interminables… Et jamais la lance, pourtant première arme du chevalier, ne suscita une telle fascination. Lire la suite

Casanova remporte une nouvelle victoire


Et les vainqueurs sont...

Avec Casanova vaincu par une femme, Laurence Sainseaux et votre serviteur ont remporté le Premier prix du deuxième Festival de Rennes d’escrime artistique et de spectacle.

Dimanche 26 juin 2011. Pas facile de ne pas transpirer à grosses gouttes sous le maquillage et la perruque de Casanova. Pourtant, le jeu en vaut la chandelle et confronter son style d’escrime artistique, son jeu au service d’une histoire -celle d’un Casanova vieillissant rattrapé par son passé et une jeune femme qui vient lui demander raison- est toujours excitant. Après des éliminatoires où nous virons en tête, on oublie vite chaleur et fatigue pour rester dans le tempo même si, au détour d’une phrase d’armes, nous avons oublié un échange. Qu’importe, vers 16.00, la messe est dite et Casanova et Letizia -qui est en fait « sa » fille- montent sur la plus haute marche du podium devant des concurrents sympathiques, ceux des Lames de QuaFéKa, pour « Le Collier » et  Mathilde Guastavino de la Garnison de Rennes pour les « Services de l’oiseleur ». Le temps d’un salut en groupe en clin d’œil à Louis XIII, et Casanova et Letizia ont repris la route de Paris. En fin d’après-midi, il faisait près de 38° dans l’habitacle de la voiture… Et ça, ce n’était pas du cinéma.

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