Quand les Anglais découvraient Paris et l’escrime…


C’est dans la salle d’Armes du Cercle national des Armées qu’une équipe de production anglaise est venue filmer une des séquences d’un documentaire pour Arte où l’escrime et son histoire seront à l’honneur.  Tournage.

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   Au 18ème siècle, les Anglais  venaient s’instruire à Paris. L’escrime faisait partie d’une éducation artistique essentielle à leur éducation de gentleman, tout comme la mode, la découverte d’un certain art culinaire… Autant de thèmes qui vont nourrir un documentaire tournée par une équipe anglaise pour une soirée thématique sur Arte.

Pour évoquer l’histoire de l’escrime, dominée à l’époque par l’école française, la présentatrice Lisa Hilton a revêtu le costume moderne et reçu la leçon d’un maître d’armes à l’ancienne, joué par François Cardinali, membre du club sportif du CNA et co-fondateur avec Laurence Sainseaux de l’association Les Lames de l’Estoc. Auparavant, Lisa Hilton a longuement interviewé Maître Jacques Castanet, également antiquaire de l’escrime réputé, sur les grandes heures de l’escrime hexagonale. Il a notamment raconté l’histoire de la création du masque par Maître Nicolas Texier de  la Boëssière vers 1775. Pour l’anecdote, ledit masque figure sur  gravure historique de l’assaut entre le chevalier d’Eon et le fameux Chevalier Saint George à Londres en 1787.  En toile de fond, Laurence Sainseaux et François Cardinali ont refait le fameux salut de Cour de Louis XIV, tel qu’il a été codifié par maître Claude Carliez, célèbre maître d’armes du cinéma français. Une histoire à retrouver fin juin sur Arte fin juin lors d’une soirée en forme de prélude aux jeux Olympiques de Londres.


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Toussaint Louverture : souvenirs d’un tournage


En avril dernier, je participais au tournage de Toussaint Louverture, première fiction télévisée à évoquer le destin de cet homme qui, dans les années 1790,  a permis à sa terre, Haïti, de devenir le premier état noir indépendant du monde. Avant d’être arrêté et emprisonné par Bonaparte. Souvenirs d’un tournage animé.

Lundi 25 avril. Nous sommes sur un terrain de la Ferté-Alais, et la production a installé son campement à l’aérodrome de Cerny. Au petit matin, séquence habillage et maquillage pour que les cascadeurs blancs deviennent de dignes  soldats de Bonaparte. Soleil radieux. Par petites bandes, nous gagnons le plateau de tournage voisin armé de nos sabres briquet. Nos adversaires, des comédiens noirs qui jouent la redoutable armée de Toussaint Louverture se préparent aussi pour le combat qui sera rude et finira par la mort de toutes cette troupe de soldats  de Bonaparte.

Pour la production, menée par France Zobda, monter le projet fut un travail de longue haleine. Sur le plan financier, un téléfilm en costumes n’est jamais une partie de plaisir à produire. Dans le dossier de presse de ce téléfilm (diffusé le 14 et 15 février sur France 2), elle dit : « Toussaint Louverture était important pour nous parce qu’il représente une partie de l’histoire du peuple français. »Le destin de Toussaint n’est pas banal. L’esprit de la Révolution française a poussé cet ancien esclave affranchi de Saint-Domingue à prendre la tête d’un mouvement de libération qui a abouti à l’indépendance de l’ïle et à la

création d’Haïti. Même si Bonaparte parvient à réduire cette révolte, à arrêter Toussaint- conduit en France et emprisonné au château de Joux, dans le Doubs, où il meurt d’une pneumonie le 7 avril 1803- l’homme  reste un symbole de la lutte contre la colonisation et l’esclavage. Un chef de guerre doublé d’un stratège.

Retour sur le plateau. Trois caméras permettent à Philippe Niang de saisir les scènes d’action au plus près. Un exercice d’autant plus difficile qu’entre les éclats de obus, les combats entre cavaliers et soldats à terre, les combats réglés par Michel Carliez sont délicats à monter pour en obtenir la plus grande véracité. On répète la scène où un appareil relié à une bonbonne de gaz permet de faire sauter un fantassin en l’air, suite à une explosion. D’un réalisme étonnant quand le cascadeur va tomber à une dizaine de mètres du point d’impact…

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Une autre version des aventures de d’Artagnan


Créée par les Lames de l’Estoc, voilà une histoire qui prend quelques libertés avec le célèbre roman de Dumas.

Comme vous allez le découvrir dans cette vidéo, on s’aperçoit que Milady n’est pas morte, qu’elle est parvenue à éliminer le fringant mousquetaire… Mais, sa vengeance ne sera complète que lorsque le fils de d’Artagnan aura, lui-aussi, été tué. Cela dit, une étrange silhouette va t-il changer le cours de cette histoire ? A vous d’en juger sur pièce en découvrant les images de cette rencontre inédite, qui fut dévoilée le 1er février sur la scène du Cercle militaire à Paris.