JO : la claque française !


On pouvait le redouter. C’est fait. Les escrimeurs français sont rentrés bredouilles des J.O. de Londres. Un zéro pointé en forme de première depuis 1960 ! L’élection à la présidence de la Fédération française d’escrime de mars 2013 s’annonce agitée…

Au fleuret par équipe, Sintes à terre !

Il faut toujours trouver des responsables quand ça va mal. Le président de la Fédération française d’escrime (FFE), Frédéric Pietruszka n’a pas dérogé à la règle, dimanche 5 août quand il a dit : « Ce que j’ai envie de dire, c’est que tous ceux qui participent à déstabiliser la Fédération d’escrime ont œuvré pour faire en sorte que ce résultat soit le plus mauvais possible. Pour l’instant, je ne cible personne. » Classique et facile après une telle déconvenue, symbolisée par le relais catastrophique du fleurettiste Victor Sintes contre son adversaire américain, Alexander Massialas en quarts de finale. Jamais durant ces J.O., on a eu le sentiment que les tireurs français avaient le panache et la pêche qui ont souvent marqué ce sport en France.

Il a beau accuser le mauvais esprit, les résultats sont là. Les Bleus avaient remporté quatre médailles aux Jeux de Pékin en 2008, six à Athènes en 2004 et à Sydney en 2000. Symbole des attentes reposant sur l’escrime,  Laura Flessel avait été désignée porte-drapeau de la délégation française : elle n’a pas dépassé les huitièmes de finale pour ses derniers Jeux olympiques ! « Ce sont les pires Jeux. C’est dommage de se retrouver là-dedans. On a l’impression qu’on ne s’est pas battu, qu’on n’a pas fait le boulot, alors que l’état d’esprit était bon malgré tout ce qu’on peut en penser », a commenté Erwann Le Pechoux, l’un des fleurettistes, éliminé en 8e de finale de l’épreuve individuelle et qui a fait tout son possible pour éviter l’élimination de son équipe.

Tout est à reconstruire. Avec les mêmes ? Une chose est sûre : les élections à la présidence de la FFE en mars 2013 ne se feront pas à fleuret moucheté. Déjà Isabelle Lamour, l’épouse du double champion olympique de sabre et ex-ministre des Sports Jean-François Lamour, est candidate face à Pietruszka. De toute façon, sans changer d’état d’esprit, et sans moyens, la reconstruction peut s’avérer très longue. A suivre malheureusement.

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Londres 2012 : l’escrime française coulée ou presque


Yannick Borel, éliminé à l’épée. Victime de la pression ?

Même si les épreuves par équipe n’ont pas encore eu lieu, les J.O. de Londres sont une première pour l’escrime française : une vraie débâcle en individuel. Y compris pour l’épée qui était un des atouts français de la discipline. Désormais, il faut penser à reconstruire…

«Je suis venu pour acheter une Ferrari. Je repars avec une 4L».  Non sans un certain sens de l’humour,  l’épéiste Gauthier Grumier, hier favori et aujourd’hui grand perdant, a bien résumé l’état d’esprit de l’équipe de France d’escrime qui a du mal à regarder plus loin que le bout de son arme. Tant la déconfiture est grande. Fleuret, épée, sabre, Londres restera le symbole d’une Bérézina pour un sport qui avait toujours brillé aux J.O. : les escrimeurs français n’ont-ils pas raflé 115 médailles depuis les premiers Jeux dont 41 en or ?

Si la catastrophe continuait et que les escrimeurs reviennent sans la moindre breloque, même en équipe,  ce serait une vraie première depuis 1960. Jusqu’ici, les escrimeurs français ont terriblement manqué de présence et de niaque à l’image d’un Yannick Borel à l’épée qui a mené avant de s’effondrer devant un  tireur norvégien, Bartosz Piasecki, aussi peu connu que tenace. Mais ce ne fut pas le pire en piste loin de là. Lire la suite