Mondiaux : une courte embellie


Un petit mieux pour les escrimeurs tricolores aux championnats du monde de Budapest. Mais, en solo, la reconstruction n’a pas encore commencé.

Capture d’écran 2013-08-12 à 09.09.05Si en solo, les escrimeurs français n’ont pas brillé aux championnat du monde de Budapest -aucun tireur n’a pu atteindre les quarts de finale-  ils ont retrouvé le chemin du podium par équipe.

D’abord avec les fleurettistes dames qui sont reparties avec la médaille d’argent, perdant largement en finale face à l’équipe-phare d’Italie, décidément trop forte. L’équipe italienne avec son équipe multi-championne du monde et championne olympique en titre était trop forte pou redouter le quatuor formée par Ysaora Thibus, Corinne Maitrejean, Astrid Guyart et Anita Blaze. Pour autant, les filles n’ont pas boudé leur plaisir -« On est vice-championne du monde, quelque chose que l’on n’avait jamais fait. Cela reste extraordinaire », a lancé Corinne Maitrejean- après un petit exploit en demi-finale où elles ont sorti les Russes après un match à suspense et un dernier relai où la France était menée de trois touches. Ensuite avec le bronze pour les hommes par équipe.

L’autre succès notable est venu des épéistes français qui ont décroché le bronze par équipes en battant la Pologne quand les filles manquaient le podium après cette inclinées face à la Roumanie pour la médaille de la même couleur.
Deux médailles qui ne révolutionnent pas l’histoire de l’escrime française mais font un peu oublier la déconvenue de Londres. La reconstruction d’escrimeurs capables de faire briller l’escrime française peut continuer mais ce sera long pour qu’une nouvelle génération fasse son apparition sur les pistes. Et fasse oublier Londres sur les pistes de Rio et des futurs JO…
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Mondiaux d’escrime : un nouveau test pour reconstruire


final_budapestL’heure n’est plus à revenir sur le fiasco des JO de Londres mais  la reconstruction. La France veut redorer son blason lors des Mondiaux-2013 à Budapest (du 5 au 12 août). Petit tour des forces en présence.

Après avoir été battue pour organiser ces Mondiaux par Catane en 2011, Budapest a réussi son coup cette fois. Pour l’équipe de France, le retour en piste sera l’occasion d’éloigner, on l’espère, le traumatisme encore frais de l’échec des derniers jeux Olympiques de Londres avec aucune médaille remportée. Deschampionnats au goût tout particulier : ils correspondent au centenaire de la fondation de la fédération internationale d’escrime (FIE).

Pour la France, ces Mondiaux seront l’occasion de plusieurs réglages même si la prudence reste de mise et les pronostics des responsables français mesurés (seul Hugues Obry, à la tête de l’équipe de France masculine d’épée, s’est avancé à un objectif chiffré de médailles: une en individuel et une par équipes). A suivre donc  :

1/La confirmation d’une reprise après  les Championnats d’Europe à Zagreb,. On suivra particulièrement le parcours du fleuret dames car deux des quatre fleurettistes retenues pour ces Mondiaux sont montées cette année sur un podium de Coupe du monde, et Ysaora Thibus a décroché en individuel le bronze européen.

jerentAutre arme forte : l’épée masculine  qui était absente par équipes de Londres pour cause de rotation des armes. Elle se présente à Budapest forte du titre de vice-champion d’Europe de Daniel Jérent (ci-contre) en individuel il y a six semaines.

2/ Acquérir de l’expérience. Cela vaut pour des armes où le renouvellement des générations a été brusque. Pour l’épée dames par exemple, la moyenne d’âge n’est que de 22 ans et pour les tireuses, Budapest sera un moyen de s’évaluer, voire de briller. Avis d’Isabelle Lamour, nouvelle patronne de l’escrime française : « Ce sont des équipes en reconstruction, ce qui ne veut pas dire que l’on a pas d’ambition pour ces équipes-là, bien au contraire». Lire la suite