Escrime en fauteuil : le beau parcours des Français


capture-decran-2016-09-19-a-08-24-27Les XVème jeux paralympiques de Rio 2016 ont offert des compétitions de haut niveau. Si la France n’a pas, malgré quelques belles médailles d’or, fait des miracles (elle termine à la douzième place avec 28 médailles), les escrimeurs ont réussi ces J.O.

18 pays  représentés par 89 athlètes répartis dans les 14 épreuves en individuel ou par équipe à la Carioca Arena 3 : du 12 au 16 septembre 2016, les jeux paralympiques de Rio ont permis aux Bleus de marquer les esprits par leur parcours en équipe.

Certes, durant ces jeux, la Chine s’est imposée :  3 médailles d’or remportées par Sun Gang sur l’épée homme, Ye Ruyi dans la catégorie A de fleuret homme et Feng Yanke dans la catégorie B. Côté féminin, la Chine a raflé les médailles d’or en épée catégorie A et B, en fleuret A et également en fleuret par équipe en battant la Biélorussie avec un score de 45 à 29. Elle a également remporté 3 médailles d’argent et 4 médailles de bronze tout au long des compétitions.

maxresdefault

Et la France alors ? La médaille d’or remporté au finish par l’équipe masculine française à l’épée face à la Chine – les tireurs ont payé leur méconnaissance du règlement – restera dans les esprits, tant la tension fut à son comble dans la dernière minute. Robert Citerne, Yannick Ifébé, Romain Noble et Marc-André Cratère ont vraiment fait un parcours magnifique. Lire la suite

Escrime : des JO porteurs d’avenir


Capture d’écran 2016-08-22 à 22.48.22

Même si les résultats sont un peu en deçà des espoirs de la Fédération française, l’escrime française a repris des couleurs aux jeux Olympiques de Rio. Notamment avec la médaille d’or des épéistes et un assaut final marqué par le geste de Gauthier Grumier.

Les JO de Londres et le zéro pointé des escrimeurs français avaient marqué durablement les esprits. Rio 2016 a permis d’oublier ces heures noires et, même si tout n’est pas encore positif, les résultats sont là. Et d’abord à l’épée avec le bronze conquis en individuel par Gauthier Grumier – la première dans cette discipline depuis huit ans – et surtout la médaille d’or par équipe face à l’Italie, battue de belle manière en finale (45-31). On se souviendra de l’attitude très lucide de  Gauthier Grumier, éprouvé par la journée et qui a passé le relai à Jean-Michel Lucenay, l’ancien du groupe, qui était remplaçant à Pékin et n’avait pu profiter du titre olympique décroché par les frères Jeannet et Ulrich Robeiri.

Lire la suite

MONTREUX : LES TRICOLORES EN FORME


6e-medaille452917066Un bon bilan pour les escrimeurs français lors des championnats d’Europe à Montreux en Suisse avec six médailles. De bon augure pour la préparation des futurs rendez-vous internationaux.

Les tricolores ont démarré en douceur avant de passer à la vitesse supérieure. En finale du sabre dames, Charlotte Lembach, opposée à la Russe Sofia Velikaïa, quadruple championne du monde, a perdu de peu (14-15) mais a raflé sa première médaille dans une compétition d’envergure.

A l’épée, Gauthier Grumier s’est imposé (14-12) face au champion Suisse Max Heinzer (triple médaillé d’or européen par équipes) et a ainsi gagné son premier trophée européen. « Cette médaille est une joie indescriptibleOn y songe toujours, même si on ne le dit pas. C’est difficile de voir les copains faire des titres et ne pas arriver à s’imposer soi-même. Il y a forcément une forme de frustration. Là, j’y suis arrivé » a t-il déclaré surL’Equipe.fr. Lire la suite

EN SOUVENIR D’UN MAÎTRE… SANS LE NOMMER


« Sans botte secrète » cette fois, ce maître a tiré sa révérence, comme le chantait Jean Sablon, un artiste qu’il aimait écouter, tout comme les mots de Charles Aznavour. Je voudrais sans le nommer  rendre hommage à un « honnête homme ».

RecadrageIl fut un homme d’action, il était aussi un homme de cœur et de valeurs.

Formé par deux frères corses qui, pénurie d’acier oblige, lui enseignèrent, dans sa bonne ville natale de Nancy, les rudiments du fleuret, en s’armant de… leur parapluie, son nom est aujourd’hui indissociablement liée à des années fastes du cinéma français et international, de la scène et du théâtre.

Jean Marais bien sûr ; Jean-Paul Belmondo sans conteste ; Bourvil ; Louis de Funès mais encore Yves Montand ; Alain Delon ; Jacques Brel ; Roger Moore en version James Bond ; Sophie Marceau jouant la fille de d’Artagnan ; Brigitte Bardot ; Catherine Deneuve ; Anthony Quinn, Kirk Douglas… sans oublier Herbert von Karajan et Johnny Hallyday : son nom se glissa au générique de films, de livrets d’opéra, de pièces de théâtre. Les aficionados du cinéma savent qu’il mit même son épée au service d’un Luis Buñuel…

S’entourant d’une fine équipe d’as de l’action, formée par ses soins, qui ne distillaient pas la mélancolie et s’activaient sérieusement sans jamais se prendre au sérieux, il a imaginé les scènes de cascades les plus étonnantes pour nous permettre de retrouver, sur l’écran blanc de nos nuits blanches, une âme d’enfant. Qui n’a pas rêvé à cette botte de Nevers exécutée d’une main leste par Jean Marais en 1959 et que ce maître avait imaginée en s’inspirant des quelques indications du roman de Féval ?

Si nul ne peut lui contester son savoir-faire, l’homme dont je parle – aujourd’hui qu’il n’est plus – a aussi enseigné un savoir être par son écoute, son sens de la transmission et sa tolérance même s’il savait, dans une conversation riche en anecdotes, offrir quelques touches verbales à fleuret moucheté. Lire la suite