Escrime de spectacle : initiation et perfectionnement


Envie de découvrir l’escrime dite « artistique » ou de se perfectionner ? Un cours vous attend au Club sportif du Cercle national des armées À Paris le samedi matin.

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Claude Carliez fêté par ses pairs avec Remy Julienne


JULIENNE ET CARLIEZ

Rémy Julienne et Claude Carliez avec leurs fils, prénommés Michel l’un et l’autre, qui ont pris la relève.

affiche-pour-siteLe 2 décembre dernier, au Rex Club de Paris, une cérémonie inédite rendait hommage à deux grands noms français du cinéma d’action : Claude Carliez et Rémy Julienne. Ainsi qu’à un certain Jean-Paul Belmondo. Sans oublier un cascadeur qui fut victime de son art : Gil Delamare.

Au théâtre comme au cinéma, les cascadeurs sont des hommes de l’ombre. Ceux qui prennent bien des risques mais reçoivent en retour peu de lauriers. La Fédération des cascadeurs français du cinéma a choisi de réparer cet oubli en décernant le 2 décembre les Trophées des cascadeurs du cinéma 2013. Le premier lauréat n’était plus là pour recevoir le prix : Gil Delamare. Sur le tournage de Le Saint prend l’affût, de Christian-Jaque, en 1966,  pour une séquence sur un autoroute du nord en construction, dans laquelle il doublait Jean Marais, Delamare devait faire un tête à queue. A la septième prise, la Renault Floride S décapotable qu’il conduisait, victime d’une cassure d’un bras de l’essieu arrière, partit en tonneaux et le cascadeur y laissa la vie. Aujourd’hui, il demeure un grand nom de la cascade qui régla bien des effets spéciaux qui restent une référence dans le milieu. On se souvient notamment du parachutiste accroché à la façade de Sainte-Mère-Eglise dans Le jour le plus long.

Si Jean-Paul Belmondo s’était fait excuser, étant souffrant, un  hommage chaleureux a été rendu à ce comédien qui a fait de l’action une de ses raisons de jouer et pris bien des risques devant une caméra, en voiture, à pied, à cheval ou épée en main. Deux de ses principaux partenaires du genre, Remy Julienne, spécialiste des prouesses mécaniques, et Claude Carliez, aussi habile en l’art de s’escrimer que de concevoir des séquences d’action, ont été les deux derniers lauréats d’une soirée placée sous le signe de l’émotion et du partage. Au passage Claude Carliez  a rappelé que les « cascadeurs, à (son) époque, formaient une vraie famille« .

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L’escrime à deux armes racontée avec passion


couverture-guide-pratique-escrime-artistique21772115009Après un premier volume consacré à l’escrime à une seule arme, Michel Palvadeau  publie L’Escrime à deux armes (*), un volume très complet pour évoquer une pratique riche . Dans cet opus, il apporte bien des informations aux bretteurs confirmés comme débutants.

Michel Palvadeau est un passionné d’escrime ancienne et un pratiquant de longue date. Il est aussi un maître qui aime transmettre loin des chapelles où d’aucuns aiment s’enfermer.  Il prouve cette ouverture d’esprit dans L’Escrime à deux mains, un fort volume -près de 500 pages- où, s’inspirant des riches heures de l’histoire du duel, il offre bien des pistes pour parfaire techniques et connaissances.

L’auteur connaît ses traités d’escrime sur le bout des doigts et le montre par des recoupements permanents avec les grands textes -français mais aussi italiens, entre autres- sur l’escrime pour dague et rapière. L’occasion pour le lecteur de découvrir de larges extraits -et des illustrations- de manuels de chevet, signés Capoferro, Cavalcabo ou encore Labat, La Boëssière, Lafaugère…

Ainsi, on s’aperçoit comment les Italiens ont tôt défini le temps et le mesure qui demeurent essentiels dans l’apprentissage de l’escrime dite moderne.  Cavalcabo écrit ainsi  au début du 17ème siècle : « La mesure s’entend quand on peut arriver à l’autre d’une estocade. Hors de mesure s’entendra quand l’un l’autre ne peuvent s’atteindre. »

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Hommage au Maître Bob…


Capture d’écran 2013-10-12 à 22.20.50Il a formé des générations de bretteurs. Ayant fait ses armes à Oran, Maître Robert Heddle-Roboth vient de mourir. Hommage à un maître doté d’un sacré caractère.

On le savait malade mais quand la camarde frappe, on se souvient d’un homme qui a fait de l’escrime artistique une raison de vivre. Un maître au caractère bien trempé et qui a formé des générations d’escrimeurs, de la Cité internationale universitaire de Paris, à l’Ecole de la Rue Blanche via l’Ecole internationale de Marcel Marceau ou le Théâtre national de Chaillot après avoir débuté comme enseignant à Oran en 1951.

En 2005, maître Bob avait signé -en compagnie de Daniel Marciano- un livre De l’épée à la scène (Ed. Thespis), fruit de sa longue expérience sur les planches. Dans la préface, le mime Marcel Marceau écrivait : « A sa création, notre Ecole de Mimodrame fit donc appel aux grands maîtres d’armes, Pierre Lacaze et son ancien élève, devenu son collègue et ami, Robert Heddle-Roboth, spécialiste de l’art du bâton. Autant Maître Pierre Lacaze révélait l’élégance du fleuret, autant Maître Heddle-Roboth apportait la fantaisie, l’humour et le drame dans le maniement du bâton et la fougue en maniant le sabre. » C’était court et bien vu…

bob-heddle-roboth-livre Lire la suite