Révérence pour Jean Promard !


Avec la discrétion qui était son apanage, le maître Jean Promard a tiré sa révérence, lui qui l’avait enseigné à tant de bretteurs, dimanche dernier.  Hommage à une fine lame et à un maître qui aimait transmettre ses valeurs.

Quand quelqu’un disparaît, les réseaux sociaux jouent désormais l’allegro et les témoignages abondent. Parfois, il est plus question de soi… que de la personne qui vient de disparaître. Ironie de la génération selfie. Il faut donc laisser du temps au temps avec parfois de s’exprimer.

Jean Promard n’est plus. Une kyrielle de comédiens et de bretteurs savent le tribut qu’ils doivent à ce maître d’armes qui, à la Cité Universitaire de Paris notamment, leur fit faire bien des gammes. D’autres se souviennent comment, quand tel grincheux de l’escrime pratiquait l’échauffement martial, sans âme et ennuyeux l, Jean Promard savait vous échauffer le corps, et parfois l’âme, avec quelques mouvements de Taï Chi Chuan qu’il pratiquait aussi, sans élever la voix et avec une infinie patience. Car l’homme était aussi un conteur qui aimait évoquer ce Cambodge lointain qui lui était cher au cœur.

Lors d’une dernière conversation téléphonique avec lui, alors que nous étions calfeutrés chez nous, crise sanitaire oblige, en mars dernier,  nous avions, une fois de plus, évoqué la passion des armes et pas les soucis de santé que ce maître d’armes avaient pu connaître, sans jamais les étaler. La voix était claire, le timbre joyeux. Mais, à 86 ans, la vie se joue sur un fil et maître Jean est parti, sans tapage,  se promener du côté du paradis des fines lames…

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Croiser le fer…


S’initier, se perfectionner ou préparer un numéro : c’est possible avec le cours d’escrime artistique donné au Club sportif du Cercle national des armées. Tout est indiqué dans le document ci-joint. A bientôt rapière en main !

Escrime artistique : la renaissance


 
Le samedi 29 février aux Herbiers, au cœur de la Vendée, les Championnats de France d’escrime artistique, organisés par la Fédération française d’escrime, ont montré la vitalité de ce noble art, dont l’escrime moderne découle. Un festival de numéros dont certains furent vraiment spectaculaires et inspirés.

C’est Michel Carliez, maître d’armes et célèbre régleur de cascades au cinéma, qui coprésidait avec maître Michel Palvadeau, le jury des championnats de France d’escrime artistique (ci-dessus). Si tous les numéros n’étaient, on s’en doute,  pas d’égale qualité, des troupes et duos venus de toute la France ont prouvé la vitalitécet la passion qui animent les pratiquants  de cette escrime chorégraphiée où les pratiquants sont partenaires et signent des combats inspirés de l’escrime ancienne européenne. Certaines compagnies ont même fait montre d’une grande sens de l’imagination

Pour la renaissance de ces championnats, la FFE a annoncé,  par la voix de Thierry Le Prise, vice-président en charge du développement, que ces rencontres auraient lieu désormais « tous les ans ». Sa présidente Isabelle Lamour avait tenu à être de la journée pour marquer son attachement au développement d’une escrime qui joue aussi bien sur les styles médiévaux que l’Intemporel ou l’escrime  Renaissance et  Grand siècle.

Pour la première année, un prix Claude Carliez a été décerné toutes catégories confondues pour marquer l’excellente d’une prestation : c’est le numéro À fond de culotte (ci-contre), du trio de l’OCE Escrime artistique qui a remporté ce trophée,  après une courte délibération du jury, dont le vote fut unanime.

Retour en images animées sur la journée très festive et où l’esprit de compétition n’a pas empêché une vraie atmosphère de partage.

Escrime de spectacle : croiser le fer !


Tous les samedis matins, escrimeurs débutants et confirmés peuvent croiser le fer à Paris dans la salle du club sportif du Cercle national des armées. Zoom sur…

Dague, rapière, voire cannes : le cours d’escrime artistique proposé par François Cardinali, prévôt d’état propose une formation progressive pour permettre aux bretteurs de gagner en assurance tout en faisant des prestations qui assurent le spectacle.

Pour des informations « animées », cliquez sur ce lien.

 

Le secret d’une botte


Quel bretteur n’a pas rêvé de la botte de Nevers ? Voilà la version originale signée (et racontée) par le maitre -et régleur de cascades- Claude Carliez.

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