Pas de miracles à Zagreb


107700986Une fin sans éclats pour l’escrime française aux Championnats d’Europe où les équipes françaises de sabre et d’épée féminine ont été vite sorties des pistes.

Au sabre, l’équipe de France s’est inclinée en quarts de finale des championnats d’Europe, vendredi 21 juin à Zagreb, devant l’équipe d’Italie. Et Boladé Apithy, Vincent Anstett, Nicolas Rousset, Julien Médard ont perdu ensuite lors du match pour la cinquième place face à l’Allemagne. Côté épée, les filles -Joséphine Jacques-André-Coquin, Lauren Rembi, Auriane Mallo, Marie-Florence Candassamy- n’ont pas passé le premier tour, car battues par l’Estonie. Et pour le gain de la neuvième place, elles ont perdu face à la Pologne.

Après des débuts prometteurs lors de ces championnats, les Bleus n’ont pas vraiment réussi à confirmer le tir. La délégation française revient donc  de la Croatie avec quatre médailles (argent pour l’équipe de France féminine de fleuret et Daniel Jérent à l’épée, bronze pour Ysaora Thibus au fleuret et Ulrich Robeiri à l’épée).

Une première étape dans la nécessaire reconstruction des forces pour vraiment faire oublier le zéro pointé des JO de Londres…

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L’escrime : le renouveau à Zagreb ?


Capture d’écran 2013-06-15 à 21.35.25Débutant à Zagreb ce dimanche, les championnats d’Europe sont pour l’escrime française, un an après le désastre des jeux Olympiques de Londres et son zéro pointé, l’occasion de repartir, peut-être, vers les sommets. 

L’échec des JO de Londres avait créé un petit séisme pour l’escrime française : pas la moindre médaille récoltée. Une première depuis 1960 ! Autant dire que l’escrime tricolore était au fond du trou. En plein doute. Ces championnats d’Europe seront-ils le symbole du renouveau ? En tout cas, la Fédération française d’escrime a connu un vrai lifting. Une nouvelle équipe dirigeante est aux commandes depuis mars dernier, quand Isabelle Lamour a été élue à  la présidence à la place de Frédéric Pietruszka dont le bilan était piteux. Sur les pistes, un nouveau Directeur technique national, Christian Peeters, a été nommé. Et l’équipe de France renouvelée.

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La Chine en pointe


Capture d’écran 2013-06-11 à 09.59.15Indéniablement, l’escrime connaît un vrai boum en Chine, comme le montre un article publié récemment par Le Quotidien du peuple.

On dit que la plus ancienne référence à l’escrime remonte à l’Egypte ancienne et date de 1190 avant Jésus-Christ. De fait, une compétition est représentée sur un bas-relief du temple de Médinet-Abou, construit en Haute-Egypte par Ramsès III. Sur ce bas-relief (ci-dessous),  on note bien des détails : les armes sont mouchetées, certains escrimeurs portent même un masque. En Chine, on connaît aussi le maniement fresque_medinetdes armes depuis la nuit des temps. Mais l’escrime moderne s’est durablement implanté dans le pays alors qu’elle fut longtemps destiné à une caste aisée.

Selon Le Quotidien du peuple, les clubs d’escrime se sont développés après les Jeux Olympiques de Beijing de 2008, les clubs d’escrime se sont développés un peu partout : ils sont au nombre de 26 à Beijing, et ils ont reçu près de 10 000 jeunes venus apprendre cette discipline. L’article évoque la déclaration de Zhang Gui, ancien entraîneur en chef de l’équipe féminine de fleuret de Beijing, qui est désormais entraîneur de la Salle d’Escrime du Centre des Enfants de Chine : celui-ci a dot que l’escrime était bénéfique à l’amélioration du tempérament de l’enfant, nourrissait  son esprit, et affûtait sa condition physique.

Si la pratique de ce sport de combat a été relancée en Chine dans les années 50, le vrai déclic date de 1984 et la médaille d’or de Luan Jujie aux Jeux Olympiques de Los Angeles en fleuret féminin. Un pays qui compte désormais parmi les nations dont il fauda se méfier de plus en plus dans les rencontres internationales.

Londres 2012 : l’escrime française coulée ou presque


Yannick Borel, éliminé à l’épée. Victime de la pression ?

Même si les épreuves par équipe n’ont pas encore eu lieu, les J.O. de Londres sont une première pour l’escrime française : une vraie débâcle en individuel. Y compris pour l’épée qui était un des atouts français de la discipline. Désormais, il faut penser à reconstruire…

«Je suis venu pour acheter une Ferrari. Je repars avec une 4L».  Non sans un certain sens de l’humour,  l’épéiste Gauthier Grumier, hier favori et aujourd’hui grand perdant, a bien résumé l’état d’esprit de l’équipe de France d’escrime qui a du mal à regarder plus loin que le bout de son arme. Tant la déconfiture est grande. Fleuret, épée, sabre, Londres restera le symbole d’une Bérézina pour un sport qui avait toujours brillé aux J.O. : les escrimeurs français n’ont-ils pas raflé 115 médailles depuis les premiers Jeux dont 41 en or ?

Si la catastrophe continuait et que les escrimeurs reviennent sans la moindre breloque, même en équipe,  ce serait une vraie première depuis 1960. Jusqu’ici, les escrimeurs français ont terriblement manqué de présence et de niaque à l’image d’un Yannick Borel à l’épée qui a mené avant de s’effondrer devant un  tireur norvégien, Bartosz Piasecki, aussi peu connu que tenace. Mais ce ne fut pas le pire en piste loin de là. Lire la suite

Des mots face à la mort


Je viens de lire un petit livre, sorti il y a déjà quelques années, L’Adieu du samouraï (Editions Alternatives). Une découverte étrange des mots de ces guerriers à l’approche de la mort…

Les calligraphies de Keiko Yokoyama sont déjà une invitation à tourner les pages. Et puis, il y a ces vers, souvent déroutants pour des Occidentaux,   ces « jiseiku » ce qui signifie littéralement « quitter-ce-monde-poème. » Ces courts poèmes furent rédigés entre le XVème et le XVIème siècle par des samouraïs qui savaient leur fin prochaine. De ces époques troublées où les hommes vivaient entre batailles, alliances, trahisons, une vie des plus aventureuses.

On découvre avec étonnement ces vers qui sont souvent porteurs d’une belle sérénité et reflètent l’état d’esprit de ces guerriers, façonnés par une certaine idée de l’honneur. Ainsi ce texte signé de Date Masamune, mort en 1638 à 69 ans : « Sans nuage/ mon esprit disparaît avant la lune/ en éclairant ce monde d’illusion/ puis s’en va. » Ou encore, ce poème signé de Hosogawa Garasha, mort à 37 ans en 1600 :  « Même en connaissant bien l’instant/ où il faudra tomber, / au milieu de ce monde / une fleur reste une fleur/ un homme reste un homme. » Toute une philosophie de vivre et de mourir.

Quand les Anglais découvraient Paris et l’escrime…


C’est dans la salle d’Armes du Cercle national des Armées qu’une équipe de production anglaise est venue filmer une des séquences d’un documentaire pour Arte où l’escrime et son histoire seront à l’honneur.  Tournage.

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   Au 18ème siècle, les Anglais  venaient s’instruire à Paris. L’escrime faisait partie d’une éducation artistique essentielle à leur éducation de gentleman, tout comme la mode, la découverte d’un certain art culinaire… Autant de thèmes qui vont nourrir un documentaire tournée par une équipe anglaise pour une soirée thématique sur Arte.

Pour évoquer l’histoire de l’escrime, dominée à l’époque par l’école française, la présentatrice Lisa Hilton a revêtu le costume moderne et reçu la leçon d’un maître d’armes à l’ancienne, joué par François Cardinali, membre du club sportif du CNA et co-fondateur avec Laurence Sainseaux de l’association Les Lames de l’Estoc. Auparavant, Lisa Hilton a longuement interviewé Maître Jacques Castanet, également antiquaire de l’escrime réputé, sur les grandes heures de l’escrime hexagonale. Il a notamment raconté l’histoire de la création du masque par Maître Nicolas Texier de  la Boëssière vers 1775. Pour l’anecdote, ledit masque figure sur  gravure historique de l’assaut entre le chevalier d’Eon et le fameux Chevalier Saint George à Londres en 1787.  En toile de fond, Laurence Sainseaux et François Cardinali ont refait le fameux salut de Cour de Louis XIV, tel qu’il a été codifié par maître Claude Carliez, célèbre maître d’armes du cinéma français. Une histoire à retrouver fin juin sur Arte fin juin lors d’une soirée en forme de prélude aux jeux Olympiques de Londres.