L’ÉPÉE REPREND DES COULEURS


Capture d’écran 2014-07-20 à 21.40.29Après des mois difficiles, l’escrime française reprendrait-elle des couleurs ? En tout cas, le sacre de Ulrich Robeiri, 31 ans, le dimanche 20 juillet au championnat du monde de Kazan en Russie redonne de l’espoir. D’autant plus qu’un autre français est monté sur le podium.

La médaille d’or de Ulrich Robeiri au championnat du monde d’escrime à Kazan en Russie est à marquer d’une pierre blanche dans le long chemin de l’escrime française pour retrouver les sommets après la déroute des derniers J.O de Londres. En finale, Ulrich Robeiri a battu le Sud-Coréen Park Kyoung-doo 15 à 11 après s’être qualifié pour la finale de l’épreuve individuelle d’épée des Mondiaux  dominant 15-11 Gauthier Grumier. Lequel a réussi à décrocher la médaille de bronze.

Un résultat d’autant plus marquant que, du côté des filles, les épéistes n’ont pas réussi encore à revenir au premier plan. Ainsi, Marie-Florence Candassamy, dernière tireuse tricolore  encore en piste, a été  éliminée par  l’Ukrainienne Dzhoan Feybi Bezhura au stade des seizièmes de finale.

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La Chine en pointe


Capture d’écran 2013-06-11 à 09.59.15Indéniablement, l’escrime connaît un vrai boum en Chine, comme le montre un article publié récemment par Le Quotidien du peuple.

On dit que la plus ancienne référence à l’escrime remonte à l’Egypte ancienne et date de 1190 avant Jésus-Christ. De fait, une compétition est représentée sur un bas-relief du temple de Médinet-Abou, construit en Haute-Egypte par Ramsès III. Sur ce bas-relief (ci-dessous),  on note bien des détails : les armes sont mouchetées, certains escrimeurs portent même un masque. En Chine, on connaît aussi le maniement fresque_medinetdes armes depuis la nuit des temps. Mais l’escrime moderne s’est durablement implanté dans le pays alors qu’elle fut longtemps destiné à une caste aisée.

Selon Le Quotidien du peuple, les clubs d’escrime se sont développés après les Jeux Olympiques de Beijing de 2008, les clubs d’escrime se sont développés un peu partout : ils sont au nombre de 26 à Beijing, et ils ont reçu près de 10 000 jeunes venus apprendre cette discipline. L’article évoque la déclaration de Zhang Gui, ancien entraîneur en chef de l’équipe féminine de fleuret de Beijing, qui est désormais entraîneur de la Salle d’Escrime du Centre des Enfants de Chine : celui-ci a dot que l’escrime était bénéfique à l’amélioration du tempérament de l’enfant, nourrissait  son esprit, et affûtait sa condition physique.

Si la pratique de ce sport de combat a été relancée en Chine dans les années 50, le vrai déclic date de 1984 et la médaille d’or de Luan Jujie aux Jeux Olympiques de Los Angeles en fleuret féminin. Un pays qui compte désormais parmi les nations dont il fauda se méfier de plus en plus dans les rencontres internationales.

Escrime et équitation : les deux passions de Marie-Joseph Devaux


DSCN5285Membre de la salle d’Armes du Cercle national des armées, Marie-Joseph Devaux aime croiser le fer -au sabre notamment- et monter à cheval. Deux passions qui nourrissent l’œuvre de cette artiste-peintre inspirée.

DSCN5274Marie-Joseph Devaux n’aime rien tant que la discrétion. Mais, il faut la voir un crayon en main pour mesurer la justesse de son regard quand elle regarde la scène à reproduire. A l’encre de Chine comme à la peinture à l’huile, elle sait capter le mouvement sans le figer, saisir l’instant sans l’arrêter. D’un simple trait, elle suggère le mouvement, le caresse et l’immortalise. Quand on découvre son univers, on a le sentiment que le cheval va finir son saut ou que le bretteur va porter une touche gagnante.

Médaille d’or de la ville de Rome, présidente de l’Amicale des amateurs d’art, cette artiste discrète a un univers bien à elle. Du  7 au 17 mai, elle exposait certaines de ses œuvres au bar du Cercle national des Armées à Paris. Pour ceux qui voudraient en savoir plus, vous pouvez la joindre au 01 45 20 05 39. Bien entendu, on peut acheter ces œuvres délicates et animées.

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L’escrime sauve l’honneur en handisport


A Londres, pour les Jeux paralympiques, même si les tricolores ne sont que 16ème au classement à la place du top 10 annoncé, les escrimeurs ont fait oublié un temps le naufrage de leurs copains des derniers J.O.

L’escrime française des valides avait quitté la tête basse Londres en août dernier. Aucune médaille!  Aux jeux Paralympiques, les Français ont fait oublié cette déroute et rapporté quelques titres. Même si la marché était trop haute pour faire chuter la Chine, l’équipe de France de fleuret avec Damien Tokatlian, Ludovic Lemoine et Alim Latrèche a décroché une belle médaille d’argent. Juste après avoir sorti les Russes et Hong-Kong sur le même score (45-41) « On a fait une super journée, a souligné Alim Latrèche (photo ci-dessus). Arriver en finale, c’était l’objectif. Après, on a donné le meilleur mais ça n’a pas suffi .»  Une belle médaille pour ce tireur  qui a en avait déjà gagné deux de bronze en individuel et qui pouvait  partager une troisième avec ses coéquipiers. Côté sabre, le parisien Marc-André Cratère (ci-contre) a aussi remporté l’argent dans l’épreuve individuelle. De quoi faire oublier un peu le reste, non ? Ironie du sort : c’est le judo qui revient cette fois bredouille alors que l’équipe des valides avaient marqué les esprits en juillet.

Des marquis débarquent à Munich


Que venait faire le samedi 2 juin les membres d’une grosse société chinoise de cosmétique  ? Participer à la fête annuelle de l’entreprise et assister à un spectacle haut en couleur où l’escrime artistique était de la partie.

Magiciens comme Danny Lary, danseurs, chanteurs lyriques et escrimeurs se sont partagés la scène à Munich le 2 juin dernier pour un show produit,pour la deuxième année consécutive, par une société belge . Dans un décor aux allures de Versailles, avec un spectaculaire jeux de lumière et de pyrotechnie, des jets d’eau, des escrimeurs ont proposé un numéro de ballet musical comme il se pratiquait à la cour de Louis XIV. Imaginé par Fabrice Linqué, président de l’Association La Garde des Lys, ce ballet a réuni d’autres bretteurs de Toulouse et de Paris, notamment le duo des Lames de l’estoc. Si la difficulté principale consistait à tirer sur un plateau rendu glissant par les projections d’eau, l’intermède d’escrime artistique a plongé les quelques 1 200 spectateurs dans un univers non dénué d’une certaine élégance, mêlant de vrais échanges à une chorégraphie en musique.

Des maîtres d’armes comme dans l’ancien temps… Avec élégance.

Le spectacle vu côté coulisses

L’escrime à l’honneur


Lors des 6èmes Assises de l’escrime à Lille, les 17 et 18 septembre derniers, l’escrime artistique fut à l’honneur.

Il faut parfois convaincre les escrimeurs sportifs de l’intérêt de l’escrime de spectacle. Elle est pourtant complémentaire de l’escrime de compétition et permet d’améliorer aussi la précision, l’équilibre, la vitesse. A l’occasion de ces Assises, une démonstration de solos et de combats  a été faite sous la houlette de maître Carliez a été faite. A découvrir dans cette vidéo.

Un spectacle complété par « Casanova vaincu par une femme », créé par l’Association Lames de l’Estoc, par Laurence Sainseaux et votre serviteur, François Cardinali.

Bon visionnage et à bientôt.